Un sujet récurrent de ces derniers mois, celui qui revient régulièrement, c’est le sujet du Diaconat permanent. Notre Saint Père en a parlé à l’occasion du diaconat des femmes.

Et ce qui me préoccupe à présent, c’est le choix des diacres : comment sont-ils choisis ?

Alors qu’un prêtre peut se présenter et devenir prêtre, un candidat au diaconat ne possède pas les mêmes « chances ». Pour devenir diacre, il y a deux chemins, mais un seul est salutaire…

J’ai eu connaissance, j’ai rencontré des personnes évincées du diaconat. Pourquoi ?

Après recherches, il s’avère que seules les personnes issues d’une proposition par un groupe sont admises au diaconat. Quel épreuve !

Est-ce une épreuve ? De la part de l’homme ? non ! Seul Dieu détient le pouvoir d’éprouver (1 Pierre 1). D’ailleurs, ce qu’ignorent ceux qui se permettent de juger les candidats (Conseil diocésain), c’est que cette épreuve leur est aussi destinée : Dieu envoie des brebis destinées à servir, et si ces personnes considèrent éprouver leur foi en les rejetant, Dieu éprouve également leur foi en vérifiant la qualité de leur accueil envers les « autres ». C’est une épreuve double : en voulant éprouver les autres, on fait preuve envers Dieu de refus.

Mais encore, qui es-tu pour juger de la qualité d’un frère à remplir le ministère ordonné du diaconat ? (Jacques 4:11,12)

Le diacre deviendrait-il le chef d’une secte de personnes acquises à sa cause ? Lorsque j’ai évoqué ceci auprès de diacres, j’ai subi de lourds reproches; Pourtant, les candidats admis au diaconat sont présentés par des laïcs. Sont-ce les mêmes qui ont préférés Barrabas à Jésus lors de la présentation par Pilate au peuple ? Si un candidat fait preuve de candidature spontanée, il sera automatiquement rejeté ! Quelle ouverture d’esprit, quel esprit Chrétien ! J’y entrevoit plus une jalousie maladive à l’instar des pharisiens envers Jésus, ceux-là même qui ont voulu sa mort.

Dans mon diocèse, je m’aperçois de l’oeuvre des prêtres, mais aucun diacre à l’horizon. Ce n’est qu’un constat, rien d’autre, pas une critique. Depuis ma naissance, combien de prêtre ai-je connu ? tous avaient la même profondeur de foi, d’amour envers le Christ. En les voyant, je savais qu’il étaient prêtre. J’ai rencontré des diacres, parfois même sans le savoir. Pourquoi se cachent-ils, pourtant mes paroles sont souvent très orientées. J’ai parfois peur d’être taxé de prosélyte et je me retiens de certaines paroles. Mais Dieu sait me guider vers ceux qui ont le plus besoin de la parole. A ce titre, personne ne m’a jamais fait de reproche.

Relisons les évangiles et écoutons profondément les paroles de Jésus : il s’est choisi lui-même 12 apôtres qu’il est allé chercher un peu partout, parmi le peuple : « viens et suis-moi ! »

Je le dis et je le répète, faire preuve de rejet envers les candidatures spontanées est une erreur. De même que se réserver le droit de juger de la capacité d’un candidat à remplir ce ministère c’est faire preuve d’un orgueil démesuré. Ou est-ce encore ici l’oeuvre du malin, lui qui aime à semer le trouble dans vos esprits et qui guide la plupart d’entre nous pour des oeuvres indignes.

Respectons le choix de Dieu, celui de son fils Jésus Christ, soyons animés de l’esprit saint pour accueillir les futurs pasteurs. Aucune personne déclarant servir le Christ ne peut être qualifiée d’incapable ou animée d’une mauvaise intention. Si vous le qualifiez ainsi, alors vous faites preuve envers Dieu de mauvaises intentions, d’intentions égoïstes destinées à choisir le peuple de Dieu, à réprouver ses brebis.

Dieu est amour. Sachons propager cet amour et devenir le reflet de Dieu, cet amour que le fils nous a donné. Il a donné sa vie pour nous, sachons au moins partager un peu de cet amour; ce n’est pas en évinçant que nous réussirons à unifier.

N’oubliez pas que pour aller vers le Père, il nous faut passer par le fils.

Psaume 113 : mets ta foi dans le Seigneur : le secours, le bouclier, c’est lui !

 

Que la paix soit avec vous